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Le contrat

Ce qui se négocie, et ce qui ne se négocie pas

Un mandat type est un point de départ, pas une loi. Voici les neuf points qui se discutent, et ce qu'un refus vous apprend.

Lecture attentive d'un document contractuel
Lecture attentive d'un document contractuel. Photographie de Pavel Danilyuk, publiée sur Pexels.
En bref

Neuf points se négocient réellement dans un mandat de conciergerie : la durée d'essai, le préavis, l'exclusivité, le taux dégressif au-delà d'un volume, le seuil de dépense sans accord, la propriété de l'annonce, la fréquence des relevés, les nuits d'usage personnel et la prise en charge du linge. Le pourcentage brut, lui, bouge rarement, et c'est le point le moins utile à attaquer.

Les neuf points, du plus facile au plus difficile à obtenir

Tableau à faire défiler horizontalement.

Le pointCe qui s'obtient souventCe que dit un refus
Nuits d'usage personnelUn quota annuel réservé pour vous, hors haute saisonPeu de choses, c'est presque toujours accepté
Fréquence des relevésUn relevé mensuel détaillé, séjour par séjourUne société qui refuse un détail mensuel a un problème d'outillage, ou quelque chose à ne pas montrer
Durée d'essaiSix mois au lieu de douze, ou une clause de sortie sans motif au sixième moisUn doute sur sa capacité à tenir sa promesse au-delà du premier été
Seuil de dépenseUn plafond bas par intervention, avec accord écrit au-delàUne organisation qui ne sait pas demander avant de dépenser
PréavisUn mois plutôt que trois, avec reprise des réservations en coursUn modèle qui a besoin de retenir ses clients
Propriété de l'annonceL'annonce reste sur votre compte, la société y accèdeLe point le plus révélateur du lot : c'est ce qui rend un départ coûteux
Taux dégressifUn taux plus bas au-delà d'un chiffre d'affaires annuel, ou sur un deuxième logementUne marge déjà mince, ou une absence de discussion possible
ExclusivitéLe droit de louer vous-même hors plateforme, sans commissionUn refus fréquent et défendable : la double commercialisation crée de vrais conflits d'agenda
Pourcentage brutRarement plus d'un ou deux pointsRien de particulier. C'est le prix du service, et l'attaquer frontalement vous fait perdre du capital de négociation utile ailleurs
Constat d'usage, établi à partir de mandats de gestion consultés et d'échanges avec des propriétaires. Ce n'est pas une garantie de résultat, et chaque société a ses règles.

La règle qui fait gagner : négocier la sortie, pas le prix

Un propriétaire qui obtient un point de commission en moins et un préavis de trois mois a fait une mauvaise affaire. Celui qui paie le taux affiché mais peut partir en trente jours avec son annonce garde la main pendant toute la durée du contrat, et c'est cette main qui vaut de l'argent.

Le raisonnement tient en une phrase : le prix se compare une fois, la liberté de partir se vit tous les mois.

Ce qu'il ne faut pas essayer d'obtenir

Sur ces sujets, un interlocuteur qui accepte tout est un signal aussi mauvais qu'un interlocuteur qui refuse tout. Les réseaux d'accompagnement de gestionnaires, comme Le Réseau, un réseau marocain d'accompagnement de gestionnaires, forment justement leurs membres à tenir un cadre contractuel : un gérant qui sait pourquoi il refuse une clause est en général meilleur que celui qui signe n'importe quoi.

Questions fréquentes

Une conciergerie peut-elle refuser de modifier son contrat ?

Oui, et c'est fréquent chez celles qui gèrent beaucoup de biens avec un contrat unique. Le refus n'est pas un mauvais signe en soi. Ce qui compte, c'est la façon dont il est expliqué.

Faut-il négocier avant ou après la visite du logement ?

Après. Tant que la société n'a pas vu le bien, elle raisonne sur un cas moyen, et vous n'avez aucun élément concret pour appuyer une demande.

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